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Comment parler d’actualité anxiogène avec son enfant ?

Déclaration de guerre, attentat, catastrophe naturelle… Tôt ou tard, les enfants sont confrontés à des informations anxiogènes, que ce soit pendant une rediffusion du journal télévisé le matin, un journal qui traîne sur la table de la cuisine, via des bribes de conversation d’adultes ou même depuis la cour de récréation… Comment aborder ces avec les enfants ?

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Jeunes qui discutent d'actu

J’ai tellement peur. Je crois que cela va arriver chez nous. (Louise, 9 ans)

  • liste de ...Ne reportez pas la discussion, il faut toujours répondre aux questions. Ce qui protège le plus les jeunes enfants, c’est que l’adulte contextualise. La fonction parentale est de lui donner un cadre.
  • Abordez le sujet à un moment calme. Évitez toutefois d’en parler au moment du coucher.
  • Demandez à votre enfant ce qu’il ou elle sait et ce qui l’inquiète.

Prenez les craintes de votre enfant au sérieux et rassurez-le

Les images de violence peuvent être très perturbantes pour un enfant. Y-a-t-il de jeunes victimes ou les faits se sont-ils déroulés à proximité ? Dans ce cas, il risque d’être encore plus affecté.

  • Dites à votre enfant que vous comprenez comment il ou elle se sent et que, effectivement, ce qui s’est passé n’est pas rien, qu'on peut avoir peur ou être triste.
  • Ne demandez pas à votre enfant de se montrer fort, mais évitez également de l’effrayer encore plus.
  • Saisissez cette occasion pour confirmer la confiance : nous sommes protégés par les autorités, des gens travaillent à assurer notre sécurité. Il ne faut pas mentir, mais on peut rappeler, par exemple en cas de menace terroriste, que de tels événements demeurent exceptionnels, même s'ils sont dramatiques. Les secouristes et la police font tout ce qu’ils peuvent pour aider les gens, arrêter les coupables et sécuriser les lieux. Expliquez clairement à votre enfant que les attentats ne sont pas dirigés contre lui ou elle.
  • Montrez le bon exemple et restez calme.

Votre enfant aime dessiner ?
Le fait de faire un dessin sur ce qu’il ou elle ressent peut aider votre enfant. Dessiner permet d'évoquer ensemble ses émotions et les vôtres.

Laissez votre enfant s’exprimer et donnez quelques explications

  • Laissez votre enfant raconter ce qu’il ou elle sait et ce qui l’inquiète, ce qu’il ou elle a entendu, à l’école, chez les amis, à la télé.
  • Contrôlez vos propres émotions et dites à votre enfant qu’il ou elle peut se confier à vous. Demandez-lui ce qui pourrait le rassurer.
  • Soyez franc, ne mentez pas, mais ne racontez que les grandes lignes. Évitez les détails ou les explications compliquées.

Distrayez votre enfant

  • Terminez la conversation sur une note amusante.
  • Votre enfant est très affecté par les nouvelles ? Dans ce cas, tenez-le à l’écart de celles-ci pendant un certain temps. Regardez les nouvelles lorsque les enfants sont au lit, évitez de laisser traîner le journal…

Des nouvelles adaptées à chaque âge

  • Jusqu’à 2 ans : Votre enfant ne sait pas ce qu’est la guerre. Évitez qu’il ou elle n’entende ou ne voie les nouvelles.
  • Jusqu’à 4 ans : Les enfants ne font pas la distinction entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Protégez-les le mieux possible.
  • Jusqu’à 6 ans : Ne pas montrer d’images. Expliquez que ce qui vient de se passer est grave, que vous êtes touché et ému. Il est important de dire que les adultes les protègent et qu’ils sont en sécurité à l’école et à la maison. Jusqu'à 6 ans, les enfants ramènent tout à eux ou elles. Si des bombes tombent quelque part, elles peuvent aussi tomber ici. Rassurez-les et expliquez-leur ce qui s’est passé avec des mots simples.
  • Les 7-11 ans construisent leur pensée critique, leur territoire psychique. Les enfants entendent et voient beaucoup de choses à l’école et chez leurs amis. N’hésitez pas à les faire parler. Apportez des réponses factuelles. Les échanges avec vous doivent les rassurer. Parlez avec eux, proposez de dessiner ce qu’ils ont enregistré. Expliquez les images, etc. Autant de façons simples de leur permettre d’extérioriser leurs angoisses.
  • Côté ados : ce sont les plus exposé·es via Internet et les réseaux sociaux. Durant l'adolescence, votre enfant cherche à se forger sa propre opinion. Vérifiez la façon dont ils s’informent. Encadrez leurs réactions. Exposez votre point de vue de façon simple. Vous devez incarner un soutien stable, solide et les rassurer autant sur la vie à la maison que sur la vie à l’école.

Tenez votre enfant à l’œil

Votre enfant dort mal, fait des cauchemars, fait à nouveau pipi au lit ? Il est agressif ou, au contraire, se replie sur lui-même ? C’est peut-être un signe qu’il se fait du souci.