Le smartphone chez les jeunes
Les résultats de l’enquête #Génération2024 montrent que les enfants et adolescent∙es de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont accès à une diversité d’écrans. On observe toutefois des variations en fonction de l’âge et du contexte. Dans le secondaire, c’est le smartphone qui règne en maître (92% des jeunes en font l’usage), suivi de la télévision (90%), de l’ordinateur portable et de la console de jeu.
Type :
- Chiffre/Enquête
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- Informatif
- Relations aux écrans

En secondaire : le smartphone omniprésent
99 % des élèves du secondaire disposent d’un smartphone. Les élèves du secondaire ne se limitent toutefois pas à leur smartphone puisqu’ils∙elles utilisent également la télévision (90%), l’ordinateur portable ou fixe (72%), la console de jeu (68%), et la tablette (46%).
Premier smartphone entre 11 et 12 ans
La moyenne d’âge à laquelle les jeunes ont eu leur premier smartphone se situe entre 11 et 12 ans. S’ils∙elles ne l’acquièrent pas tous et toutes au même âge, une grande majorité d’élèves dispose d’un smartphone à son arrivée en secondaire.
Compagnon quotidien des jeunes
À quelle fréquence le smartphone est-il utilisé ? On constate qu’il est le compagnon quotidien des jeunes. 71% de ceux et celles qui en possèdent un l’utilisent chaque jour.
Pour regarder des contenus TV
La consommation des médias traditionnels n’a pas disparu. Toutefois, ils sont également utilisés pour consommer d’autres types de contenus (comme utiliser la télévision pour regarder des vidéos YouTube). Les entretiens ont révélé un autre usage des contenus des chaînes de télévision « traditionnelles » : le smartphone ou la tablette sont alors exploités pour regarder des émissions sur YouTube (comme par exemple des émissions de téléréalité en totalité ou en partie).
Le 1er smartphone : une ouverture sur le monde
Lors de l’adolescence, le smartphone gagne clairement du terrain sur la tablette, dont la présence diminue progressivement. Si les enfants de l’école primaire plébiscitent la tablette, les adolescent·es ont presque tous et toutes leur propre smartphone : 99% des adolescent·es interrogés disposent d’un smartphone, autrement dit, d’un téléphone connecté à Internet. Ils et elles ne sont plus que 46% à utiliser une tablette.
« Moi quand j’ai reçu mon téléphone, j’ai même plus pensé que j’avais une tablette ! Je sais même plus où elle est ». (P6)
L’âge moyen d’acquisition du tout premier smartphone se situe entre 11 et 12 ans. Cela correspond à la fin de l’école primaire, au passage vers les secondaires. Cet événement est sans équivoque un moment charnière dans la vie du jeune. Cet âge correspondrait-il, dans l’esprit des parents, à celui auquel ils et elles sont prêt·es à octroyer plus d’autonomie au jeune ? À lui faire d’avantage confiance ? À lui offrir plus de responsabilité ? Des parents justifient ce choix, par la fonction « rassurante » qu’offre l’objet : en cas de pépin sur le trajet de l’école, pour mieux organiser les activités extrascolaires…
« Je laisse mon téléphone à la maison. Mais quand je serai plus grand je le prendrai, parce que j’irai tout seul après l’école dire bonjour à mon papy et à ma mamy ». (P1)
Outre ce côté « rassurant », c'est un phénomène naturel de la préadolescence de vouloir créer davantage de lien social, de se forger des amitiés, des groupes d’ami·es avec qui entrer en contact hors temps scolaire. Le smartphone rime aussi avec individualité. Alors que la tablette pouvait être un appareil partagé en famille, ou en fratrie, l’usage du smartphone se veut davantage personnel. Celui-ci sera propre à celui ou celle qui le possède. L’ado en aura un usage personnel : ses contacts, ses propres photos, sa personnalisation via le choix de la sonnerie, du fond d’écran… et, surtout, ses applications reliées à son compte personnel. Avec le smartphone, le jeune acquiert une nouvelle autonomie, un peu comme un premier vélo ! Les deux permettent de « rejoindre » plus facilement les amis et la famille, sans être dépendant de ses parents.
Par ailleurs, le smartphone offre une nouvelle « ouverture sur le monde », avec les applications et les données mobiles qui permettent d’être connecté·e partout et tout le temps. Le ou la jeune se verra offrir une infinité de nouvelles possibilités, d’où l’importance de toujours bien accompagner ses usages. L’adulte peut l’aiguiller dans la sélection des applications, et la découverte de celles-ci. Bien configurer son compte afin de protéger ses données personnelles, distinguer les applications 100% gratuites de celles qui seront progressivement payantes à l’usage, identifier la publicité… tant d’aspects qui peuvent être discutés en famille.






